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Dossier de création 2016

Création 2016

"Nul n’est à l’abri"
Spectacle disponible le 8 mai 2016


ARTISTES ASSOCIES
Jean-Georges TARTAR(E), Auteur (prix SACD 2015 des arts de la rue)
Eric BURBAIL, Metteur en scène
Niko GARO, Comédien&co-auteur


Production
Schtrockbèn Cie (Saint-Paul, Réunion)


Les partenaires
Les Thérèses(Toulouse)
Le Séchoir, scène conventionnée, Tempo festival (Saint-Leu, Réunion)
Le Kabardock, (Le Port, Réunion)
Lespas, (Saint-Paul, Réunion)

Administration
Christophe BRUNEL


1.    Synopsis
Une ombre tassée sort de la foule eterredans la rue. L’ombre cache un homme petit ou recroquevillé? L’ombreinterpelle le passant, du plus distrait au plus pressé. Elle aspire le spectateur ; elle le questionne, elle l’intrigue, on la suit. Elle s’incruste dans le système urbain et s’installe pour se fondre en un lieu ; un cul de sac. Le temps s’arrête là.
L’artistenous inviteavec humour, émotion, digression et poésieà assister, presque passif, auxdivagations du naufrage progressif d’un être humain, en posant discrètement en filigrane que nul n’est à l’abri.

 
2.    Résumé du projet
Le sujet émerge en 2014 avec les contours d’un personnage, censé par sa présence, son propos, ses jeux, (re)créer du lien dans la cité. Une esquisse d’écriture en 2014. En 2015, une sortie d’étape où le personnage s’installe dans un public du Tempo off (Saint-Leu). Quatre diffusions d’une petite forme de 25’. Hiver austral 2015, premiers échanges avec J-G Tartar(e). Cette relation se traduit avec l’aide de la Région Réunion, de la Direction des Affaires Culturelle de l’Océan Indien et du Ministère des Outre-mer, par une résidence d’écriture à Tournefeuille (Toulouse), dans le fief des Thérèsesen compagnie des complices J-G Tartar(e) et E. Burbail. Le projet vient de prendre ses marques. De retour de résidence d ‘écriture, les rencontres avec les partenaires s’enchaînent pour mettre en œuvre la création et la diffusion du spectacle NUL N’EST A L’ ABRI. Ce dossier sert l’objectif partagé de produire et de diffuser ce spectacle par les interventions techniques et financières des partenaires.


3.    Projet artistique
a.    L’équipe artistique,

Jean-Georges TARTAR(E), auteur.


Prix SACD arts de la rue en 2015.

Propulsé par le Festival Eclats d’Aurillac où sa verve fait florès, il fera entendre en mille lieux et quinze années durant « son inimaginable débit de banalitésintempestives à l’acuité moqueuse, féroce et subtile. » (François de Banes Gardonne). Parallèlement à ses exploits de diariste verbomane, il compose des arguments pour onze compagnies et intègre durablement la troupe Générik Vapeur quand Pierre Berthelot l’invite en complice d’inspiration. Mais bientôt, quadra qu’étouffe le confort – fut-il celui des tourments de l’art – cet ogre avide de « bouffer la terre avant qu’elle le bouffe » se fait la malle pour vivre auprès des mathématiciens jains, philosophes caraïbes et autres forgerons de la parole mandingue qui enivrent son existence. Enfin, chenu et attentif à conclure, il écrit et joue un allègre Adieu assorti de Secrets d’écrits quand grâce à Eric Burbail, complice, il a la revigorante surprise de s’entendre interprété en musique par Gari Greu du MassiliaSound System, rejoint par Dadoo, rappeur, et DaitmanPaweto, griot burkinabé. Ainsi Tartar(e), radieux dans la foule qui danse sur ses aphorismes chahuteurs, sourit à Nietzsche et confie avec gourmandise que la diffusion de ses mots, aussi discrète fut-elle que l’infusion d’une pincée de thé dans l’océan, suffit à cette vie qui, selon Paul Ricœur, ne devient une existence qu’en quête de narration.

Eric BURBAIL, metteur en scène.


C'est une figure du paysage artistique tournefeuillais. Le spectacle « La grosse collection », qu'il a écrit et mis en scène, tourne depuis 2007 dans le monde entier. « Nous faisons maintenant partie du paysage artistique Européen, en restant des artisans », sourit Éric Burbail. Tournefeuillais depuis 1987, il  intègre la compagnie « 12 balles dans la peau » et il fait ses premières expériences de comédien. Cette compagnie, une des premières issues du Lido à Toulouse, lui permet de faire des tournées internationales (Australie, Amérique du Sud) de rencontrer d'autres artistes. « Petit à petit je me suis mis à écrire des spectacles différents par la forme et à les mettre en scène. » Ainsi sont nés « La femme fantôme », « la maison Armand » qui sont devenus des classiques du théâtre de rue présentés en France et dans le monde entier. Parallèlement, il intervient dans la faculté des arts de la rue à Marseille comme tuteur pour les élèves qui sont porteurs de projet. Extraits PM – Article Ladepeche.fr

Niko GARO, comédien protéïforme

& co-auteur du spectacle.


Petit-fils de cracheur de feu, Niko Garo vit à La Réunion depuis1995. Saltimbanque autodidacte, il fonde la Cie Schtrockbèn en 2007 et crée un 1er spectacle de rue intitulé « Et Chasssse… ! » dans lequel il est auteur et acteur. Ce spectacle est réalisé en compagnonnage avec Pierre Berthelot de Générik Vapeur. Ce déambulatoire urbain, où s’entrechoquent des machines (tractopelle et Nacelle), des échassiers volants et des personnages fantasmagoriques », est diffusé jusqu’en 2011 sur Tempo Festival (St-Leu), Tourné Viré (St-Benoit), Kaloobang (St-Denis) et ZegnyZo (Madagascar). Après s’être forgé progressivement une identité artistique sur des réalisations imposantes, Niko Garo revient  sur des créations à échelle humaine comme « Et Passsse… ! », joué au Mozambique et à Madagascar et « Les ZimprobablesFrèresSchtrock… ! ». La rue est son laboratoire, sa source d’inspiration et son espace de restitution. Il collabore à différents spectacles aux côtés de : Baguett, CieKoméla (théâtre de marionnette et d'objets)_Christine Guérin, Cie M comme… (Théâtre)_Eric Languet, Cie Danses en l'R (danse contemporaine)_Valérie Berger, Cie Tétra danse. Cie de mozambicaine Vana Va Ndhelene (théâtre de rue).

b.    Notes d’intentions,
I.    De l’auteur, J.G. Tartar(e).
NUL N’EST À L’ABRI. Si les étiquettes créent un bien-être politique, c’est que leur bonhommie simplificatrice dispense d’une analyse pertinente des faits de société. Ainsi en étiquetant le « sdf » selon des critères oiseux, la société oublie les 1001personnes privées de dignité, du proprio fauché au réfugié tabassé en passant par l’ex-taulard errant de domiciles en centres d’accueil ou le vieillard vivant dans la crasse d’une maison de retraite tenue par des escrocs. Cette pensée m’a amené à accueillir les bras ouverts Niko et sa création. A son arrivée, Niko avait déjà établi, dans une première phase, une humeur et des directions qui caractérisaient parfaitement son personnage. Le travail de cette étape et la prestance de Niko, son caractère où se mêlent rage et sensibilité à fleur de peau nous ont rapidement mis sur la voix d’un monologue de déphasé, fou et sage, naïf et sagace, personnage touchant qui métamorphose ses blessures en poésie décalée. La deuxième étape, plutôt fulgurante grâce au travail préalable, a réclamé en revanche de multiples lectures du texte dont il fallait particulièrement soigner le rythme pour le rendre propice à soutenir l’attention du spectateur sur un sujet dont on lui fatigue les oreilles à coups d’actualités. Avec un public aussi diversifié que des touristes campeurs ou d’autres flânant dans un festival rural, le personnage a montré qu’il pouvait parfaitement attirer l’attention sur son monologue et cela en dépit des contraintes liées à une lecture (pas de décor, pas de costume…).
« Nul n’est à l’abri » a alors montré ses qualités : loin d’un procès politique vieux comme Hérode sur les clochards et leurs illustres figures de la littérature et du cinéma, ce texte permet d’entrer dans l’intimité d’un exclu au bout de ses récriminations, déculpabilisé et ne jetant ses critiques que comme on laisse des os aux chiens. Ainsi désinhibé, le personnage devient le miroir du mouroir de nos espérances humanistes, de nos pensées préfabriquées et si on peut le soupçonner d’évagation mentale, celle-ci ne paraît jamais aussi grave que la dérive de nos propres aliénations.
En conclusion et grâce aux indications de jeu d’Eric Burbail, Niko et son personnage sont en osmose tandis que par les vertus du théâtre, les qualités de l’acteur et celles du personnage s’additionnent, transcendant la réalité pour la rendre aussi banale qu’universelle dans une adresse au spectateur qui lui fait ressentir les nuances ténues entre le drame et la comédie.

II.    Du co-auteur, acteur (parole d’artiste), Niko Garo
Le spectacle NUL N’EST A L’ABRI est un objet artistique qui ne se jouera que dans la rue et qui ne parlera que de la rue. Niko Garo se love alors dans la peau d’un homme, SDF depuis peu. Cet hommeest passé« au borddu monde  » après un licenciement. S’ensuivent le chômage, un dernier accès au crédit, les remboursements non honorés, l’alcool, le divorce ; puis la rue comme unique refuge.
Le SDF et l’artiste ont longtemps partagé la rue. L’un en liberté contrainte, naufragé de la vie, gisant dans la rue en quête de générosité et de bienveillance des passants pour survivre, l’autre pour exprimer sa créativité, son opposition, sa liberté choisie.
Le spectacle est un fusible, un contact entre le passant et le SDF. C’est aussi un vecteur de communication sur ce phénomène récurrent et plus que jamais préoccupant. L'artiste met en œuvre une forme de rapport, de narration « pour parler du sujet, là où il est », dans la rue. L’artiste interpelle le passant sans l'agresser, sans le faire culpabiliser. Une pointe d’humour, un zeste de piquant, des mots pour rappeler au passant que c’est quand même vrai cette « putain » d’histoire là, même si le temps d’un spectacle c’est l’artiste qui endosse la fonction de SDF ; car à priori SDF c'est aussi une fonction qui s'exerce avec quelques principes, quelques règles de l'art selon Matei Visniec dans son texte : Le spécialiste en stages de mendicité.

c.    Observation et angle d’approche du sujet
En deux décennies, la situation des SDF a considérablement évolué sous le joug d’une société de plus en plus déshumanisée. On est passé du clochard désocialisé,  à des personnes qui, hier socialement insérées, se sont retrouvées sans domicile fixe.
Les conditions de vie, l’insécurité, la solitude, la fatigue, les relations entre sdf, entreles sdf et les autres, la culpabilité, l’abandon, le remord, etc..Comment la société peut-elle produire de tels naufragés de la vie ? Une introspection du co-auteur : est-il lui-même enclin à glisser comme eux « au bord du monde », à devenir un invisible? Autant d’entrées possibles pour traiter ce sujet d’un point de vue artistique.Le rapport entre 2 sdf a d’ailleursdéjà été travaillé au théâtre à la Réunion par la Cie Les Farfadets en 2014_ « Humain » d’après la pièce de théâtre « The Sunsetlimited » de CormacMcCarthyen 2006.
Le co-auteur, Niko Garo, oriente sa recherche et engage son propos par un autre angle d’approche, plus complexe, plus risqué sans doute : l’angoisse, la rédemption, la crainte ; d’où « Nul n’est à l’abri », en confiant au public une traduction des craintes que le groupe SDFextériorise au quotidien par moult artifices.
Cetteobservation montre aussi, dans la majorité des situations, une absence avérée de dynamisme chez la population SDF en dehors des temps imposés par l’insécurité et par la nécessité de s’alimenter. Ce rythme, souvent lent des sdf, est une des conséquences de leur situation précaire (maladie, manque de sommeil, malnutrition, alcool, drogue, etc). Dès lors une question centrale du travail de création artistique émerge donc : comment donner de la vie à un personnage qui tend à la perde?

d.    Restitution, contrainte et processus créatif,
Le metteur en scène, Eric BURBAIL, aura la responsabilité d’apporter « 50% » de la réponse à cette question, car les « 50 autres pourcent » sont déjà fournisdans le kit du verbomanede J-G TARTAR(E). Niko prévoit de mettre à disposition du sujet, de la problématique susnommée qui en découle et des spectateurs,tout son savoir faire de joueur de rue.
La restitution des temps alcoolisés, des temps titubatoires du SDF, seront avantageusement suppléés par des séquences de danse. Lorsque les troubles psychotiques viendront enlacer le SDF de « Nul n’est à l’abri », Niko devrait exceller dans cet exercice travaillé de longue date, non par maladie de l’intéressé, mais simplement par jeu et par professionnalisme.
Cette création est soutenue par une écriture contemporaine, limite argotique, qui crée du liant avec le spectateur ; pour le toucher des mots, du regard, du bout des doigts. Plus concerné par le propos, par le récit d’un personnage, récent naufragé.
A la question du : « qu’est-ce que veut dire Niko dans son projet ? » L’intéressé répond en deux temps par : qu’est ce qu’il faudrait dire de plus et qui n’est pas déjà était dit par les SDF eux-mêmes ?
La société nous invite à nous approcher chaque jour plus près du vide, à nous faire prendre des risques, sociaux, professionnels, familiaux, financiers, avec comme parade des formes d’exclusions, qui dans un cas extrême peuvent conduire l’individu à la mise au ban de société, à devenir SDF.
Il répond dans un second temps par un rapport simple : nous sommes tous des SDF latents exposés aux affres d’une société aux mouvements incoordonnés, ivre du matin au soir. Ici le SDF de « Nul n’est à l’abri » incarne ladite société. En fait le spectacle nous montre explicitementun homme, figés par les gesticulations incontrôlées de notre société. Ce spectacle laisse un message subliminal plus subtil : si nous n’arrivons pas à infléchir l’inconscience de la société, ne nous résignons pas, mais avançonsensemble et posons des actes forts! L’ensemble du processus créatif de la compagnie SCHTROCKBEN, et tout particulièrement cette dernière création, suit ce fil conducteur et c’est la consigne confiée au metteur en scène et à l’auteur de « Nul n’est à l’abri ».

e.    Format du spectacle,
45 minutes à l’extérieur sur les traces d’un sdf. Le spectacle débute par une déambulation puis s’installe jusqu’à la fin sur un lieu fixe. Il sera visible par tout public, y compris les scolaires qui découvriront, au delà des références littéraires, les pérégrinations d’un homme tombé. Pour le public scolaire (du CM1 au Lycée), en aval du spectacle, un temps de médiation sur le sujet ferait pleinement écho à la fonction du théâtre, révélateur/montreur de faits de société.

4.    partenariats
a.    Soutien attendu des partenaires
I.    Publics,
    Ministère de la Culture et de la Communication. LaDirection des Affaires Culturelle de l’Océan Indien. Le dossier sera étudié au comité d’experts de décembre avec un retour fin janvier de la décision.
    Ministère des Outre-mer (Fonds d’Aide aux Echanges Artistiques et Culturels). Nous solliciterons ce ministère pour la commission de mars afin deréaliser les mobilités et les séjours entre la Réunion et Toulouse lors des résidences de création.
    La Région Réunion. Elle sera sollicitée à trois reprises en cours d’exercice. Pour l’aide à la production du spectacle, pour la formation et pour l’export suite aux invitations des festivals.
    Le Conseil Général dans la cadre de sa politique sociale.
    La ville de Saint-Paul. Pour l’aide à la production du projet. Nous solliciterons aussi cette collectivité dans le cadre de son Contrat Urbain de Cohésion Social.
    Les Thérèses (Toulouse) accompagnent le projet sur la partie métropole.
http://www.lesthereses.com/accompagnement-projets-artistiques/
    Le Séchoir, scène conventionnée, Tempo festival (Saint-Leu) : accueil en résidence sur la Réunion et co-production dans le cadre du dispositif Bekali, avec Lespas (Saint-Paul) et le Kabardock (Le Port).
http://www.lesechoir.com/
    La Direction Régionale de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion Sociale. Appel à projet en mars.

II.    Privés,
    La SACD – Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques.
    La SPEDIDAM – Société de Perception et de Distribution des Droits des Artistes-Interprètes.
    La Case Oté de Saint-Paul, expertise sur le sujet.
    La fondation abbé Pierre, expertise sur le sujet.
    La croix rouge française, expertise sur le sujet.

6.    Identification de la compagnie
a.    Historique,
Voilà bientôt 10 ans que la compagnie SCHTROCKBEN accompagne l’artiste Niko GARO sur ses créations de spectacle de rue à la Réunion. Depuis, Niko questionne et revisite l'univers des arts de la rue. Il épie la rue comme si cette invention de l’homme avait encore quelque chose à livrer. La rue c’est une ressource et un exutoire. C’est aussi une thérapie, une scène à 360° que Niko exploite sans modération, où le passant est témoin, spectateur et même parfois acteur.
L’art est flexion.  L’art doit être et rester populaire !  Tel est la devise de Schtrockbèn Cie, qui a choisi, depuis sa création, de présenter des spectacles dans l’espace urbain, pour tous les publics.
Un choix assumé, qui permet de toucher un maximum de personne et de porter, toujours avec humour, réflexion et poésie, des messages importants,allant des conséquences d’une guerre civile au Mozambique jusqu’au phénomène grandissant des SDF dans notre société.
Le choix de la rue est aussi un choix de jeu, une prise de risque nécessaire, qui permet de porter plus efficacement des messages forts au spectateur. Le jeu dans la rue est direct, il n’y a pas de 4ème mur et souvent l’improvisation est de rigueur. Nos travaux sont construits pour faire se rencontrer la population via des histoires.

b.    Les précédents spectacles,
    « Et Chasssse… ! » - déambulatoire urbain – 16 artistes + 1 tractopelle et une nacelle.
    « Et Passsse… ! » - petite forme – déambulatoire pour 3 comédiens de rue.
    « Ô Consciente Colletivo » - sur la guerre civile au Mozambique – pour 6 artistes.
    « Les Zimprobables Frères Schtrock… ! » - Cirque forain pour 3 artistes.

c.    Projet de développement de la compagnie,
Parler de théâtre de rue à la Réunion revient souvent à parler de SCHTROCKBEN CIE, dans une autre dimension du Tempo Festival de Saint Leu et des évènements de l’Est réunionnais,organisés par le Théâtres les Bambous. Rares sont les autres événements mobilisant les arts de rue, et petite est la place laissée au théâtre de rue. A l’échelle de l’Océan Indien, seul le ZegnyZo festival de Diego Suarez (Madagascar) retient encore quelques compagnies professionnelles.
La SCHTROCKBEN CIE tire son épingle du jeu lors de ces évènements,mais elle met aussi à disposition d’autres spectacles plus conventionnels qui lui permettent une diffusion dans les communes le reste de l’année.
Le développement de carrière de l’artiste Niko GARO amorce un virage à 90° avec ce nouveau spectacle « Nul n’est à l’abri ». Ce changement de cap est lié à 2 éléments majeurs :
    Son engagement à jouer seul, contrairement à tous les spectacles précédents,
    L’arrivée de cadres artistiques dans l’accompagnement à la création, 1 auteur et 1 metteur en scène.
Notons aussi que l’artiste entre dans une période de maturité évidente, où le travail de ces dernières années porte naturellement ses fruits. La presse se fait aussi l’écho de cet épanouissement artistique.  Mais pour nous, association SCHTROCKBEN, nous mesurons la force de l’artiste à sa prise de risque, à sa confiance en soi, au fait qu’il n’hésite plus à jouer seul dans la rue face à un public parfois non-public et simple passant.
7.    Bibliographie,
Le sujet est complexe et la terminologie traitant de la population SDF est assez précise. Les SDF représentent moins d’1% de la population française, on ne peut malgré tout traiter le sujet, même de manière artistique, sans s’affranchir de respect, de sérieux et de ressources, de témoignages tant le sujet est grave et grandissant. Toutes les ressources bibliographiques sur les SDF sont disponibles sur notre site web  (http://compagnie-schtrockben.re/liens/sources-biblio-sdf). Elles peuvent être le support d’autres travaux artistiques et surtout servir de base aux enseignants qui désirent aborder, approfondir le sujet avec leurs élèves en amont ou en aval de notre intervention.
Les rencontres avec : la Case Oté de Saint-Paul, la Fondation Abbé Pierre et la Croix Rouge de Saint-Denis n’ont pas donné lieu à de réels comptes rendus. L’artiste a davantage recherché lors de ces rencontres à s’imprégner du ressenti de ces acteurs par rapport aux populations sdf qu’ils côtoient.
8.    Calendrier prévisionnel,
a.    Production,
    Septembre et octobre. Envoi du dossier de création/diffusion aux diffuseurs locaux et métropolitains. Partenariats et pré-achats à la Réunion.
    Novembre et décembre. Rencontre avec un tourneur et avec des responsables de festival pour la période« juin/septembre »
    Du 1 au 12 avril 2016 (12 jours). A demander à l’Usine (Tournefeuille) - Première phase de création, où Niko Eric Burbail, metteur en scène et Jean-Gorges Tartar(e) se retrouveront.
    Du 22 avril au 3 mai (12 jours). Seconde phase de résidence au Séchoir (Saint-Leu) où Niko, Eric et Jean-Gorges finaliseront le spectacle pour le livrer au Tempo.

b.    Représentations
    Du 4 au 7 mai. Pré-achat de 6 dates au Tempo festival 2016, à Saint-Leu (Réunion)
    Du 8 mai à la mi-juin diffusion sur la Réunion.
    De mi-juin à septembre, tournée des festivals de rue en métropole.
    Septembre, tournée Réunion et mise en œuvre dispositif scolaire. Sont sollicités via ce dossier à la Réunion une vingtaine de diffuseurs potentiels.


9.    Communication,
a.    Plan média,
Le site web est actualisé mensuellement. L’année prochaine nous solliciterons les services d’un community manager, pour analyser notre présence sur les réseaux sociaux, et la rendre plus efficiente, plus visibilité.
En ce qui concerne le spectacle « Nul n’est à l’abri », nous organiserons un suivi presse sur les lieux de résidences.
Le facebook de « nul n’est à l’abri » sera lancé en même temps que les résidences.


b.    Photos
Crédit photos :
•    Page 1 et 11_BouftanG_2015.
•    Page 8_Edouard Montagu_2015


10.    Eléments techniques,
a.    Fiche technique et Eléments de scénographie
A venir, suite à la création et au travail technique d’atelier en résidence.